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Valeureuse tête africaine


C’est lui, c’est lui le Père du Panafricanisme. L’homme qui aura inspiré le combat de Lumumba et de Gizenga. Suivez sa petite histoire:

Il est né le 21 septembre 1909 à la côte-de-l’or (actuellement Ghana). Bien qu’il soit issu d’une famille pauvre, il a bénéficié d’une meilleure scolarisation destinée aux enfants des riches grâce à sa grande intelligence. De ces écoles des notables, l’administration coloniale britannique allait extraire ses agents locaux.
En 1935, quelques années après sa sortie de l’université, il embarque pour les USA afin de poursuivre ses études universitaires à l’université de Lincoln. C’était un étudiant qui faisait beaucoup de petits boulots pour se payer les frais académiques. C’est dans la peine qu’il obtient sa licence en Économie et sociologie en 1939. Il va par la suite obtenir un Master en Philosophie en 1943.
Il s’intéresse beaucoup aux questions du colonialisme et de l’impérialisme. Il a été fasciné par les écrits de Marcus Garvey: « l’Afrique aux africains ». Vers les années 1945, il publie un ouvrage intitulé: « Vers la libération Nationale ». Dans ce document, il décrit le colonialisme comme la volonté des blancs d’accéder aux matières premières à moindre coût et de disposer d’une main d’œuvre bon marché et d’écouler leurs surproductions. Selon lui, le discours sur la mission de civiliser l’Afrique et d’éduquer les indigènes n’était qu’un prétexte pour dissimuler la réalité du colonialisme.
De retour au pays, il crée le 12 juin 1949 son parti politique CPP( Parti Conventionnel du Peuple). Son parti est très influent et ses nombreuses publications sont aimées par la population. L’administration coloniale disperse ses rassemblements et la police ouvre le feu sur les manifestants. Des dizaines de personnes trouvent la mort et plusieurs sont incarcérées.
Sans se relâcher, cet homme appelle la population au boycott et à la désobéissance civile, ce qui lui vaut d’être arrêté et condamné à 3 ans de prison. Pourtant les grèves et les pressions aboutissent à la promulgation d’une nouvelle constitution qui prévoit 75 sièges à l’assemblée législative pour les africains.
En 1951 son parti remporte les législatives obtenant plus de 80% des sièges, et en dépit de son incarcération, il profite d’une faille juridique pour être candidat à Accra central et y obtient 95% des voies. Il sera finalement libéré et désigné pour constituer le gouvernement.
Après les élections de 1956, son parti le CPP remporte trois quart des sièges. Fort de son succès, il oblige au Royaume uni de concéder l’indépendance, qui est proclamée le 6 mars 1957. Le jour même de l’indépendance, il change le nom du pays. Ce ne sera plus la Côte-de-l’or, mais plutôt le Ghana. Il sera premier ministre de 1957 à 1960, puis sera président de la république de 1960 à 1966.
Cet homme s’appelle Kwame Nkrumah. Il avait toujours souhaité la création des « États Unis d’Afrique ». Il disait que si l’Afrique veut être une puissance qui ne sera plus dominée par les prédateurs, les pays Africains devraient former un bloc. Malheureusement, son idée n’avait jamais abouti.
Kwame Nkrumah n’a jamais encouragé la violence. Il disait que les pays africains sous la domination devaient suivre deux phases: 1. La désobéissance civile, puis 2. La collaboration gouvernementale avec les colons, afin de gagner pacifiquement leur indépendance.
Kwame Nkrumah était le premier noir à collaborer avec l’Union Soviétique. Il fut l’ennemi des occidentaux. Le 24 février 1966, alors qu’il se trouvait en Chine, il fut renversé par un coup d’Etat militaire favorisé par la CIA américaine et le Secret Intelligence Service britannique. Menacé par le nouveau régime au Ghana, ce digne fils du Ghana n’avait plus jamais revu sa terre natale. Il va alors se réfugier en Guinée, chez son ami Sekou Toure jusqu’à sa mort le 27 avril 1972.
Patrice Lumumba ainsi que le patriarche Antoine Gizenga s’étaient rendus plusieurs fois au Ghana à la rencontre de ce grand panafricaniste, afin de trouver de l’inspiration pour leur combat au Congo.
Inspirons nous de ce grand esprit afin que chacun de nous bâtisse une vie remplie de gloire et de dignité, sachant que nous sommes les maîtres de nos destins.


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