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Patrice Lumumba fut trahi par Mobutu

 


PATRICE LUMUMBA FUT TRAHI PAR MOBUTU

La fin tragique de Lumumba, le 17 janvier 1961, est aussi le fait de la trahison d'un de ses hommes de confiance, Mobutu. Le conflit entre Patrice Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu naît d’abord d’une relation de confiance, puis se transforme très vite en rupture politique mortelle pour Lumumba.
D’un protégé à un rival
Après l’indépendance, Lumumba promeut le jeune colonel Mobutu chef d’état-major de l’Armée nationale congolaise, en le prenant en quelque sorte sous son aile pour « africaniser » l’armée et s’émanciper des officiers belges. Mobutu se présente d’abord comme un fidèle de Lumumba, mais commence très tôt à nouer des liens étroits avec les milieux occidentaux.
La crise politique de 1960
L’été 1960 est marqué par les sécessions (Katanga, Sud-Kasaï), la mutinerie de l’armée et l’affrontement entre le président Kasa-Vubu et Lumumba, qui se révoquent mutuellement de leurs fonctions, créant une impasse constitutionnelle. Dans ce contexte, les puissances occidentales voient en Mobutu un acteur militaire capable de « stabiliser » le pays et de contenir l’influence soviétique, ce qui renforce sa position face à Lumumba.
Le coup d’État du 14 septembre 1960
Le 14 septembre 1960, Mobutu annonce à la radio qu’il « neutralise » le président Kasa-Vubu, le gouvernement Lumumba et le Parlement, sous prétexte de donner aux « politiciens » le temps de se mettre d’accord, et se pose en arbitre au-dessus d’eux. Derrière cette neutralisation de façade, le coup d’État met de fait Lumumba hors-jeu, place celui-ci en résidence surveillée et donne à Mobutu le contrôle de l’armée, avec un soutien matériel et financier des États-Unis et de la Belgique.
Traque et arrestation de Lumumba
Lumumba, toujours très populaire dans une partie du pays, tente de rejoindre ses partisans à Stanleyville après s’être échappé de sa résidence surveillée, mais il est rattrapé, arrêté par des soldats fidèles à Mobutu, puis transféré à Léopoldville menotté et humilié publiquement. L’ONU discute alors de demandes visant à désarmer les troupes de Mobutu et à obtenir la libération de Lumumba, mais sans résultat concret, ce qui permet à Mobutu et à ses alliés congolais et étrangers de garder la main sur le sort de l’ancien Premier ministre.
Un conflit aux conséquences durables
La mise à l’écart de Lumumba par Mobutu ouvre la voie à son transfert au Katanga sécessionniste, où il sera exécuté en janvier 1961, tandis que Mobutu, après un second coup d’État en 1965, installera une longue dictature centrée sur sa personne.
Pendant des années, Mobutu tentera ensuite de récupérer l’image de Lumumba comme « héros national », tout en effaçant sa propre responsabilité dans la chute et la mort de l’ancien chef de gouvernement.

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